Créer un centre connecté durable

Fiche pratique

Créer un centre communautaire connecté durable : bonnes pratiques

Crédits photos : UNHCR
Catégorie : Technologie, Communauté, Conception
Public concerné : tout public

Mise à jour : 21/05/2021

Les objectifs

Le centre connecté a plein d’avantages et notamment permettre à tous les réfugiés d’accéder à la connectivité mobile et internet pour construire un avenir meilleur pour eux-mêmes, leurs familles et le monde.

Voici quelques conseils pour créer un centre communautaire connecté et durable.

Découvrir la fiche par étapes

Pour qu’un Centre communautaire soit un “bon” centre, il doit offrir plus qu'un accès à la technologie.

Créer un lieu équipé de technologies et d’Internet, c’est déjà une bonne chose. Mais ce n’est qu’un début : un centre connecté a besoin de ressources, d’investissements, de l’adhésion des réfugiés et des communautés d’accueil et de la collaboration avec des partenaires pour bien fonctionner et durer dans le temps.

L’amélioration de la littératie numérique, de l’éducation ou des possibilités d’emploi ne sont pas forcément un résultat direct ou immédiat de la construction d’un centre connecté. Ce sont souvent des résultats futurs indirects.

La technologie en soi ne suffit pas à combler le fossé numérique, à faire avancer tout le monde à la même vitesse et à apporter plus d'égalité des chances.

Un CTA (pour Community Technology Access ou “accès communautaire aux technologies » en français) doit s’intégrer dans le contexte local, comprendre les besoins, les demandes et l’environnement socio-économique global et bénéficier du soutien continu de plusieurs acteurs.

Voici quelques bonnes pratiques pour créer un écosystème favorable afin qu’un centre connecté prospère, inspirées de projets de CTA en Mauritanie et au Venezuela

1.COMMUNIQUER, COLLABORER ET CO-CONCEVOIR

  • Les centres connectés sont un effort collectif qui nécessite une communication constante avec les communautés impliquées ou ciblées dans le projet.
  • En Mauritanie et au Venezuela, l’idée de centres connectés est venue des communautés de réfugiés et tout a été fait en concertation avec elles.
  • Cela a permis aux opérations du HCR et aux communautés locales d’être sur la même longueur d’onde en ce qui concerne les objectifs et les attentes, et de procéder à des ajustements si nécessaire.

2. TROUVER UN FOCUS (COMPÉTENCES, THÈMES...)

  • L’amélioration des moyens de subsistance, des opportunités futures et du bien-être des réfugiés ne se résume pas simplement à posséder une littératie numérique de base.
  • La formation doit se concentrer sur les compétences qui sont demandées dans un contexte spécifique, pour répondre à des défis spécifiques auxquels la communauté est confrontée.
  • À Caracas, au Venezuela, où les réfugiés urbains ont été exposés à des risques de protection et à une augmentation de leur vulnérabilité, la formation s’est concentrée sur la vie privée et la sécurité en ligne.
  • En Mauritanie, les réfugiés ont discuté de la manière dont la mauvaise communication et le manque d’informations affectent leur prise de décision et ont décidé qu’il fallait agir sur ce sujet.

3. ENGAGER TOUTE LA COMMUNAUTÉ

  • La formation doit être adaptée et tenir compte des besoins des participants. Cependant, que la formation s’adresse aux jeunes, aux femmes ou aux personnes handicapées, il est important que la communauté au sens large soit engagée et solidaire.
  • Afin de garantir le fonctionnement et la pérennité du centre et de ses activités, l’appropriation et l’adhésion de tous sont cruciales.
  • Par exemple, en étendant la formation à d’autres groupes ou en facilitant leur accès à des services spécifiques (cybercafé, imprimerie, etc.).

4. FAIRE UN CENTRE EN-DEHORS DU CENTRE

  • Sans communauté et sans connexion humaines, il ne reste pas grand-chose d’un centre communautaire connecté. Un centre doit aller au-delà de lui- même et au-delà du volet technologique pour créer un espace de discussion et d’échange autour de ce qui se passe en ligne et hors ligne.
  • Au Venezuela, la formation sur la vie privée et les risques numériques a également permis de discuter, hors ligne, d’autres formes d’exploitation et d’abus, de partager des ressources et d’apporter un soutien avec et entre les participants.

5. CRÉER UN EFFET D'ENTRAÎNEMENT

  • Ce qui est fait et appris au sein du centre doit se diffuser à l’extérieur si l’on veut que la communauté au sens large en bénéficie également.
  • Au Venezuela, par exemple, les jeunes qui ont reçu une formation sur la sécurité numérique et les bonnes pratiques en ligne ont ensuite été chargés de concevoir leur propre projet pour transmettre une partie de leurs connaissances et renforcer les capacités de leurs communautés respectives.

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