Accès au numérique, besoins en communication et pratiques communautaires
Comment l’inclusion digitale peut améliorer la protection des personnes réfugiées, déplacées internes et apatrides en Afrique de l’Ouest

#CommunicationWithCommunities #Refugees

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En période de crise, lorsqu’une personne est contrainte de quitter son pays, garder le lien avec sa famille et sa communauté est un besoin essentiel.

Pourtant, pour les personnes déplacés de force et apatrides, l’accès aux outils de communication comme le téléphone ou internet reste difficile.
Dans le cadre du projet Connectivity for Communication (C4C), cette étude s’intéresse aux canaux d’information et de communication les plus accessibles et les plus utilisés par les personnes déplacées de force, les demandeurs d’asile, les apatrides et les autres communautés affectées. Elle s’est déroulée dans trois pays : la Côte d’Ivoire, le Mali et le Niger.

OBJECTIFS DE L'ÉTUDE

01.
Dresser un état des lieux de la connectivité (coûts, état du réseau, moyens de connexion disponibles…)
02.
Mieux connaître les utilisations, les pratiques et les habitudes numériques des communautés affectées.

OBJECTIFS DE L'ÉTUDE

01.
Dresser un état des lieux de la connectivité (coûts, état du réseau, moyens de connexion disponibles…)
02.
Mieux connaître les utilisations, les pratiques et les habitudes numériques des communautés affectées.
Plus largement, cette étude aborde des thèmes tels que :
  1. Un état des lieux de la connectivité : coûts, état du réseau, moyens de connexion disponibles… ;
  2. La connaissance des utilisations, des pratiques et des habitudes  autour des outils numériques des communautés affectées dans ces pays.
  3. l’inclusion numérique dans les zones négligées auprès de populations vulnérables ;
  1. les modèles alternatifs de fourniture de connectivité et les partenariats public-privé innovants ;
  2. la diversité, l’engagement des jeunes et des femmes, la réduction des inégalités dans l’accès au numérique ;
  3. l’environnement et l’accès à une énergie propre pour permettre aux personnes d’être connectées de manière efficace et durable.
Partie 1 :
Besoins en matière d’information et de communication

Résultats clés

  1. La plupart des personnes interrogées accèdent à l’information à travers les leaders communautaires, leur entourage ou par les organisations humanitaires.
  2. Parmi les différents formats, l’audio est le format privilégié pour recevoir de l’information.
  3. Obtenir de l’assistance et mieux connaître ses droits et ses responsabilités font partie des besoins les plus importants en matière d’informations.
  4. Les démarches administratives les plus recherchées concernent l’obtention d’une aide financière, les moyens de recevoir de la nourriture, de trouver un travail ou de recevoir des soins médicaux.
  5. Une personne sur deux indique ne pas pouvoir échanger facilement avec les travailleurs humanitaires ou ne pas savoir comment faire pour entrer en contact avec eux.
Partie 1 :
Besoins en matière d’information et de communication
Partie 2 :
Téléphone mobile et internet
Partie 2 :
Téléphone mobile et internet

Résultats clés

  1. Plus des deux tiers des personnes interrogées ont accès à un téléphone mobile.
  2. La plupart des personnes utilisent le téléphone pour communiquer avec leurs proches, aller sur les réseaux sociaux ou suivre les actualités.
  3. L’entourage proche facilite l’accès au téléphone mobile et peut être un élément déclencheur à l’utilisation de l’internet.
  4. Dans les trois pays étudiés, la vitesse de connexion mesurée est très faible.
  5. Les membres d’une même communauté partagent fréquemment les contenus numériques.
  6. Le manque de moyens financiers, d’électricité, de couverture réseau et de compétences numériques sont les principales barrières à l’utilisation de l’internet mobile.
Partie 3 :
Connectivité et inclusion économique

Résultats clés

  1. De nombreux déplacés de force et apatrides exercent une activité génératrice de revenu, avec une plus forte proportion chez les hommes ainsi qu’au Mali.
  2. La majorité des activités sont informelles et se concentrent autour de petites activités commerciales ou manuelles.
  3. Le niveau d’informalité diminue à mesure que le niveau d’étude augmente.
  4. Un tiers des personnes interrogées utilisent des services de transfert d’argent, grâce à l’argent mobile ou via des agences de transfert.
  5. Les femmes ont moins accès aux services financiers.
Partie 3 :
Connectivité et inclusion économique
Partie 4 :
Genre et handicap
Partie 4 :
Genre et handicap

Résultats clés

  1. Il y a une fracture numérique entre les sexes dans l’accès au téléphone mobile et dans l’utilisation de l’internet, le fossé le plus important se trouve en Côte d’Ivoire.
  2. L’écart femmes-hommes est encore plus important dans les régions que dans les capitales.
  3. Il y a une exception : les femmes qui ont suivi des études au moins jusqu’au collège utilisent plus Internet que les hommes.
  4. Près de la moitié des personnes rencontrées ont des difficultés liées à leur santé dans leur vie quotidienne. Parmi elles, une personne sur deux est limitée dans ses capacités fonctionnelles principales.
  5. Le manque de compétences numériques et de moyens financiers sont les premiers obstacles à l’accès à la technologie des personnes en situation de handicap.

Recommandations

Rendre l’accès à la technologie et son utilisation plus abordables

La première expérience numérique se fait principalement via le téléphone et l’internet mobile. Or, leur coût financier fait partie des principales barrières à leur utilisation. Il est indispensable de rendre la data et les appareils compatibles avec internet plus abordables.

Développer la couverture réseau et améliorer la qualité de la connexion

Une mauvaise connexion internet affecte les capacités des personnes à étudier à distance, à rester en contact avec leurs proches ou à développer une activité génératrice de revenu durable.

Investir dans l’éducation et la culture numérique

Le niveau d’éducation favorise l’utilisation de l’internet et des services financiers mobiles. Cependant, le manque de compétences numériques freine l’accès à la technologie et son utilisation.

Soutenir l’entrepreneuriat et le développement moyens de subsistance durables

Favoriser le développement de moyens de subsistance durables est un élément clé d’autonomisation et d’inclusion économique et sociale.
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Cet étude initiée par le HCR a été réalisée conjointement par IT4LIFE, SÉKOU et leurs points focaux, avec la participation des réfugiés, des déplacés internes, des apatrides, des rapatriés, des communautés d’accueil et des différents partenaires du HCR sur place.